Karaté défense training

Un concept moderne, une méthode révolutionnaire !

C’est sous la forme d’un DVD que la Fédération se prépare à dévoiler son concept tout neuf, le Karaté Défense Training. De quoi s’agit-il ? Qui est concerné et pour quoi faire ? Notre enquête ! textes : E . CHARLOT / PHOTOS : maxime RANNOU

Dans les coulisses  du tournage

Dans les coulisses du tournage, avec les huit combattants à qui Bernard Bilicki donnait le la.

Il fallait être à Paris mi-août, du côté de l’Institut du Judo, pour tomber sur un groupe de courageux réunis pour un tournage éprouvant. Sous la responsabilité de l’expert Bernard Bilicki et l’oeil attentif du responsable fédéral et néanmoins expert Giovanni Tramontini, mais aussi dans le collimateur du Président Didier « impliqué à 400 % » (dixit Tramontini), la fine équipe bien préparée se réunissait pour aller au bout du projet Karaté Défense Training. « Le Karaté Défense Training ? Tout est dans le nom ! », sourit Tramontini. « C’est du karaté, mis en situation rapidement, travaillé en rythme – comme on le faisait dans le temps, mais on a parfois un peu oublié ». Les couples « témoins », père et fils venus de différents horizons techniques, Serge et Mickaël Cal, Fabrice et Mathieu Piquerez, Franck et Patrick Attia – avec aussi Fabrice Bouchet de l’école Chouraqui et Philippe Corneloup l’assistant de Bernard Bilicki – ont en tout cas clairement éprouvé lors du tournage la dimension « cardio » de la méthode mise en place, surtout quand Francis Didier, en maître d’oeuvre, leur faisait répéter les mouvements jusqu’à la perfection ! « Je voulais que nous arrivions à donner le meilleur. Cette méthode nouvelle, c’est quelque chose que je sens », commente le Président de la Fédération.

Une vision nouvelle Élaborée par Giovanni Tramontini, Bernard Bilicki, mais aussi Dominique Valéra qui a travaillé sur le projet pour apporter son expérience, le Karaté Défense Training propose une vision nouvelle. L’objectif de la méthode est de mettre à la disposition des professeurs de club un contenu grâce auquel les débutants et les pratiquants chevronnés peuvent travailler ensemble avec une méthode facile, et néanmoins physique. La panoplie des mouvements a été simplifiée. Trois coups de pied, trois coups de poings et trois gestes simples de défense. Simple, mais du coup diablement efficace ! Bernard Bilicki est enthousiaste : « En quelques cours, en plus de l’entraînement physique qui fait beaucoup de bien, on peut vraiment commencer à capter une gestuelle performante. C’est une excellente formule ».

Quatre modules qui se complètent Le premier, le travail des percussions. Des mouvements de base effectués au tempo du professeur, seul, puis immédiatement à deux sur cible. Les cibles ? Le pao léger et mobile, un petit bouclier et, innovation fédérale, un nouveau type de bouclier, encore sans nom, qui se présente comme un long demi-cylindre maintenu en haut et en bas (avec un élastique sur la jambe), permettant des enchaînements de frappe très variés. « Avec ce type de cible, on n’a pas besoin d’une expertise en maniement, on est protégé et elle permet d’enchaîner frappe du poing haut et coup de pied bas sans problème ». Le second module concerne le travail de défense-riposte. Sur les acquis du module un, et sur la base d’une agression simple de type frappe, on assimile les bases de la défense – désaxement, geste de protection et riposte simple. Adaptation et réaction dans le temps et à bonne distance… Le troisième module concerne la distance courte, de type saisie, poussée de face, sur le côté ou par derrière. La réponse proposée part toujours d’une technique de percussion. On en aborde de nouvelles, adaptées à la situation, coups de coude et de genoux, frappes mains ouvertes, frappes circulaires… Enfin le dernier module (qui fera l’objet d’un DVD à part) sera consacré à des amenées au sol simples. Comme la méthode elle-même, la tenue ne demande pas d’apprentissage spécifique. Un pantalon de kimono avec un passant de ceinture, la ceinture ne fait qu’un tour, un noeud simple, des chaussures, un tee-shirt noir. « On a voulu proposer quelque chose qui peut permettre à un pratiquant de faire venir des amis non pratiquants dans une nouvelle section au club pour pratiquer ensemble, des gens qui n’ont pas forcément ni le temps ni l’envie de se consacrer à la découverte d’une discipline au long cours. C’est une pratique ludique accessible à tous, facile d’accès avec une tenue valorisante, qui permet l’entretien physique et le défoulement recherchés, tout en offrant des bases simples et efficaces de karaté », synthétise Tramontini. Francis Didier donne à sa façon la philosophie du projet : « Il a plusieurs façons d’apprendre la guitare. Le solfège, puis une longue étude assez abstraite avant de faire des choses intéressantes. Ou l’inverse, comme le proposent des méthodes fameuses, comme celle du guitariste Dadi, qui suggère de mettre tout de suite le débutant en situation. Avec six accords, on peut déjà s’amuser. Bien sûr, on ne propose pas une expertise en trois leçons, mais d’acquérir de bonnes bases de façon efficace, sans passer par le rituel de la discipline. Une fois ces bases acquises, peutêtre qu’en regardant le cours de karaté classique, c’est le but, vous aurez envie d’aller plus loin, de découvrir autre chose, comme le guitariste qui maîtrise ses accords en vient à apprendre la guitare piquée. Le karaté, c’est de la musique. » Le Karaté Défense Training.? C’est à découvrir pour Noël.